BD
Hypergraphie
Art imaginaire
Excoordisme
ENTRELACEMENTS (2017 - ?)
Film excoordiste ciselant appartenant
au corpus DU MEILLEUR AU PIRE
Fichier MOV,durée : 11 minutes
À droite, l'affiche d' ENTRELACEMENTS
réalisée pour sa première projection mondiale
à La Confrèrire, le 6 mai 2027.
En-dessous, la version 2017; 2026
d' ENTRELACEMENTS.
PRÉSENTATION D’ENTRELACEMENTS
"D'une durée de 11 minutes environ, ce film anti-excoordiste se caractérise par la réunion de deux aspects d'une même œuvre. Entre l'une qui est quasiment faite et l'autre qui ne l'est quasiment pas, ENTRELACEMENTS utilise la technique de la disjonction son-image pour réunir deux approches d'une seule réalisation, toutes deux issues d'univers différents. Si la bande-son contient quelques ébauches verbales incertaines et parfois hermétiques, la bande-image - calée sur les sonorités d'une musique classique modifiée, absente et même cachée - offre un véritable « foutoir esthétique » où s'entremêlent, avec une frénésie croissante, des éléments empruntés à la peinture, la sculpture, la poésie, le roman, le théâtre, et à bien d'autres domaines artistiques. D'une seule traite, ce film dense fait cohabiter deux espaces-temps discordants, deux « Hugo Bernard » distincts et deux états opposés d'une œuvre qui forment un immense tout déstructuré, complexe et insaisissable."
Ugo Bernar, mai 2017
SUR LA NOTATION D’ENTRELACEMENTS
"ENTRELACEMENTS est un film excoordiste dont la particularité tient, au-delà de la disjonction bande image et bande son situées dans des univers différents, à l’existence d’une notation intégrale destinée à en déterminer avec précision chaque image, chaque intervalle et chaque articulation interne. Cette notation étant révélée à la toute fin du film, après avoir vu un torrent de visuels, elle permet de faire réaliser aux spectateurs qu’ils n’ont vu que le « recto » de l’œuvre, la partie visible, et qu’il reste à découvrir son « verso », sa signification ou ses dimensions.
Commencée en 2017 et encore inachevée, la bande image se divise donc en deux temps : d’une part, un écoulement concret d’images numériques (29,97 images par seconde), et d’autre part un système notatif qui commente, précise, détermine ou parfois anéantit ces images par un ensemble d’abréviations, de codes temporels. Chaque image est repérée par un « code d’image » qui prend la forme suivante : [heure ; minute ; seconde ; image]. Ce dispositif permet de déterminer rigoureusement les contenus et contenants de chaque image ou séquences à partir des dimensions qui constituent une œuvre d’art, à savoir : l’outillage ou la «mécanique» (M), la forme ou l’« élémentique » (E) et la « rythmique » (R), le sujet ou la « thématique » (T), l’«ambiance» ou le contexte psychique ou environnemental dans lequel a été réalisé l’œuvre (A), sa « notation » (N), etc. Cependant, ces codes temporels visent aussi bien à déterminer les contenus et contenants qui sont « visibles » autant qu’« invisibles » sur la bande image. Celles invisibles impliquent donc de la part du spectateur des élaborations mentales très précises, rendues possibles uniquement par la lecture de la notation, et viennent redéterminer, rétroactivement, la bande image comme un support-tremplin vers des imaginaires aussi bien concevables qu’inconcevables.
Cette notation jouant le rôle de charpente invisible de l’œuvre, ENTRELACEMENTS demeure partiel si on ne parcourt pas sa notation. En cela, cette dépasse la condition de simple film d’animation pour s’affirmer comme une réalisation excoordiste ciselante : une œuvre où chaque élément est soit coordonné, soit extendu, soit volontairement laissé dans un état d’a-excoordination, selon une logique interne rigoureuse. Enfin, ENTRELACEMENTS est d’autant plus partiel qu’après neuf années, l’artiste n’a pas poursuivi cette création, la laissant à l’abandon. Sorte de Grand verre excoordiste, l’auteur a décidé en 21 février 2026 que l’achèvement définitif de la notation d’ENTRELACEMENTS serait soumis au hasard : un lancer de pièce. Toutefois, le résultat de ce geste (achèvement ou inachèvement) ne sera connu qu’en 2057, 40 ans après sa première projection à la Confrérire à Paris.
Laissant ENTRELACEMENTS dans une tension entre œuvre achevée et chantier perpétuel, l’auteur ouvre la possibilité que le film entremêle et noue deux périodes de la vie de l’auteur : son immature jeunesse et sa jeune maturité."
Ugo Bernar, 21 février 2026
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