CONSORTIUM
Ensemble excoordiste supertemporel.
Impressions possibles de 40 planches (21 x 29,7 cm)
et technique mixte à développer et perfectionner infiniment. Dispositions de l'ensemble à élaborer soi-même
ou avec d'autres personnes.
Ci-dessus, l'une des présentations possibles du Consortium et de ses 40 Singularités. Ci-dessous à gauche, la Singularité β-26 et la Singularité β-26
QU’EST-CE QUE LE CONSORTIUM ?
Le Consortium n’est ni un simple objet, ni un roman, ni une exposition figée, mais un cadre de participation en devenir. Il s’agit d’une œuvre constituée de règles, destinée à être activée, transformée et amplifiée par celles et ceux qui décident d’y entrer. En ce sens, le Consortium s’établit à partir d’un ensemble de lois qui orientent les interventions des amateurs et amatrices vers un objectif précis : accomplir la plus amplique des œuvres excoordistes possibles.
Son fonctionnement repose sur une « Charte paradisiaque », ensemble de lois évolutives qui définissent les conditions d’accès, d’intervention et de transformation du Consortium. Toute personne, dès lors qu’elle connaît son existence, peut agir en son sein, n’importe quand et n’importe où. Mais cette ouverture ne se limite pas aux participants présents ou identifiables : le Consortium s’adresse également aux êtres potentiels, aux consciences futures, aux entités inexistantes, hypothétiques ou radicalement inconcevables. Il propose des participations, mais aussi des participations de participations : des cadres capables d’en engendrer d’autres.
Chaque contribution peut être améliorée, détruite ou prolongée par d’autres, dans une logique de dépassement constant. Le Consortium ne vise ni l’accumulation ni la dispersion, mais l’élévation et le perfectionnement. Il accepte que toute substance devienne outil ou support : un être humain, une planète, un rêve, un dieu possible. Plus encore, il encourage l’invention de supports qui n’ont jamais été homologués. Les rassemblements appelés « séances paradisiaques » concrétisent cette dynamique : moments d’intensification où les propositions sont présentées, discutées, transformées, et où la Charte paradisiaque est solennellement rappelée comme principe d’orientation. La liberté y est entière, mais orientée vers une thématique amplique : l’ascension créatrice d’individus capables de réordonner un cosmos chaotique.
À l’intérieur de ce super-cadre prennent place quarante Singularités, identifiées par la lettre « β » (de « β1 » à « β40 »). Ces planches constituent un infra-corpus : les premières branches issues du tronc principal. Elles ne sont pas des œuvres indépendantes, mais des cadres secondaires générés par le Consortium lui-même, créés par l’artiste. Chacune explore une possibilité spécifique de la participation : cadres produisant d’autres cadres, périodes d’intervention multiples, participations infiniment courtes, dispositifs invitant à créer de nouveaux contextes participatifs. Les Singularités exemplifient le fonctionnement du Consortium et servent d’épreuves à accepter puis à dépasser ; leur série n’est donc pas close et peut s’agrandir indéfiniment.
Enfin, le Consortium est modifiable dans sa propre structure. Ses lois peuvent évoluer, ses responsables se multiplier, ses versions se succéder. Il n’appartient à personne, sinon à celles et ceux qui l’améliorent effectivement. Il se clôturera soit avec l’avènement d’une société paradisiaque, soit avec la fin du monde (ce qui revient à affirmer que son ambition est totale). Le Consortium n’est donc pas une œuvre close, mais une invitation rigoureusement orientée : organiser la coopération de forces humaines, post-humaines, hypothétiques ou radicalement inconcevables, afin de produire, par étapes successives de participations et de méta-participations, l’une des plus belles œuvres excoordistes ampliques de tous les temps.
Texte rédigé par une I.A. après lui avoir demandé de résumer l’ouvrage Consortium (Publications Extd. 2015), puis corrigé et remanié par l’auteur.
Ugo Bernar, 19 février 2025.
« Toujours à la recherche de multiples défrichages autour de l’art téïsyniste, Ugo Bernar publie son troisième ouvrage : Consortium, œuvres et écrits, précédés de Préambule hyper-participatif pour un inédit ensemble excoordiste.
Si ses précédents écrits se focalisaient principalement sur certains enjeux formels ou théoriques de l’Excoordisme, que ce soit dans sa période amplique ou ciselante, ce dernier ouvrage, quant à lui, se destine à entamer la construction d’un nouveau regroupement téïsyniste : Absoluités.
En inaugurant cet ensemble avec le Consortium, cet artiste lettriste formule une première fraction dont l’enjeu majeur demeure la sollicitation massive et singulière du "public". Avec différentes et étranges propositions ainsi qu’une "Charte paradisiaque" autant stricte que mystique, Ugo Bernar désire donner aux amateurs de nouvelles possibilités d’expressions. De cet immense chantier à poursuivre, à modifier et à sublimer pendant des siècles et des siècles, le public semble former une dynamique progressiste, une périphérie monstrueuse avec la création pour valeur centrale. »
Valentine Dinamis, 2015
BD
Hypergraphie
Art imaginaire
Excoordisme
Lettrisme
Consortium
(2015 - ∞)
Du Meilleur
au Pire (2014 - ?)
Le Quatrième
corps (2014)
Inconcevable
(2012 - 2014)
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